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Amis du patrimoine géologique universitaire

de Sorbonne université

Cette collection est actuellement gérée par Isabelle Rouget, maitre de conférence à Paris 6.

La collection de Paléontologie de la Sorbonne a fait l’objet d’un transfert sur le site Jussieu en 1972. Il s'agissait principalement de spécimens d'invertébrés fossiles occupant plus de 8000 tiroirs et collectés durant le 19ème et le 20ème siècle par d'illustres naturalistes tels que Edmond Hébert, Ernest Munier Chalmas, Emile Haug. Le service de la Collection a été créé à cette occasion par le Conseil de l’UFR des Sciences de la Terre de l'université Pierre et Marie Curie, puis érigé en service commun de l’Université en 1975. Pour accueillir les collections, un local de 516m² comportant environ 6000 tiroirs, soit 2391 mètres linéaires de rangement a été mis à disposition par l'université. Le déplacement d'une collection est un acte toujours plus ou moins dommageable selon les conditions dans lesquelles ont été effectués le conditionnement et le transport des fossiles. Bien qu'une partie du mobilier de la Sorbonne a également été déménagé, un reconditionnement du matériel a été nécessaire pour accueillir tous les fossiles. Le rangement des collections traduit sans doute l'organisation qui existait à la Sorbonne et aujourd'hui encore les collections sont organisées par période et étage géologique, puis par collecteur, par localité de collecte puis par groupe taxonomique lorsque cela est possible (dépendant de la rationalisation des tiroirs). Aujourd'hui nous ne disposons que de peu d'archives provenant de la Sorbonne et il est difficile de connaître précisément quand le matériel est entré dans les collections. Aucun inventaire exhaustif de l'époque n'est disponible. Après le transfert des collections, les conservateurs nommés par l'UPMC, d'abord Daniel Pajaud puis Jean-Pierre Bellier, se sont efforcés de remettre en état cette collection. Avec l'aide des chercheurs et de personnels de l'université un inventaire du matériel a été mené. Cette phase du travail particulièrement longue, nécessite un inventaire tiroir par tiroir avec un déchiffrage d'étiquettes manuscrites dont l'écriture n'est pas toujours lisible. Une recherche bibliographique est parfois nécessaire pour retrouver les localités de prélèvements indispensables pour l'exploitation scientifique des fossiles. Ce travail s'accompagne également du nettoyage des spécimens. Depuis 2000, une base de données numérique est constituée (logiciel FileMaker). Elle compte aujourd'hui plus de 5000 tiroirs informatisés selon les collecteurs, la localité et l'âge des fossiles. Elle permet une recherche de matériel par thème (localité, stratigraphie…) et une localisation immédiate dans les meubles de rangement. Depuis 1972 la collection a été alimentée par des paléontologues en exercice à l'UPMC ou ailleurs et compte aujourd'hui plus de 160 collecteurs et quelques milliers de localités. Cette collection se distingue de celle du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris qui est, elle, principalement constituée de vertébrés. Une convention de transfert de la collection au Muséum a été signée en 1990 entre Paris 6 et le MNHN (voir annexe 3), mais ce transfert, mis à part pour 6000 ‘‘types et figurés’’, n’a jamais été réalisé (voir le rapport d’Isabelle Rouget à ce propos, en annexe 1).

Un effort particulier est produit pour démontrer aux divers niveaux de l'université (présidence, direction de la recherche, de l'enseignement et de l'UFR) l'intérêt de sauvegarder la collection de paléontologie de l'UPMC. D'un point de vue scientifique, comme cela a été évoqué plus haut, le matériel conservé a un potentiel certain qui peut s'avérer une véritable force dans les projets de recherche. Une telle collection constitue aussi une remarquable vitrine pour la promotion de l'Université. Avant les travaux, un musée de paléontologie existait et était régulièrement ouvert au public. Il a dû être démonté à cause des travaux et la petite salle d'exposition qui l'a remplacé ne peut être ouverte qu'à un public restreint (pour des raisons de sécurité) lors de manifestations ponctuelles (journées du patrimoine, fête de la science). Elle est en revanche utilisée pour l'enseignement durant l'année. La richesse du matériel permet d'aborder pratiquement toutes les problématiques en paléontologie à tous les niveaux d'enseignement (de la Licence au master en passant par les formations de préparation aux concours). Au-delà des murs de l'Université, une telle ressource constitue un véritable outil de médiation pour les chercheurs de l'Université à destination de la diffusion des connaissances au grand public. Les expériences déjà réalisées (ateliers, visites commentées, expositions) montrent que le public est toujours très intéressé par ce type de démarche. Le service de la collection de paléontologie, associé à celui de la paléobotanique, veut mettre en place et faire vivre un nouveau lieu d'exposition avec les chercheurs, les doctorants et les étudiants en Sciences de la Terre.

 

La collection de paléontologie et son musée ont été visités, les chiffres de fréquentation sont dans les tableaux ci-dessous :

Année

Nombre de visiteurs

Durée moyenne du séjour

2002

4

2 jours

2003

5

2 jours

2004

3

2 jours

2005

4

2 jours

2006

2

2 jours

2007

4

1 jour

2008

Fermé travaux

 

2009

Ré-ouverture (Novembre et Décembre)

2

4 jours

2010

8

3 jours

Tableau 1 – Bilan des visites des chercheurs.

 

Dates

Etudiants Jussieu

Personnel Jussieu

Public extérieur

TOTAL

2002

317

136

187

640

2003

274

38

361

673

2004

203

91

274

568

2005 à 2007

Déménagement et réinstallation d'un Musée provisoire

2008

72

18

4

94

2009

75

/

300

375

2010

80

/

14

94

Tableau 2 – Fréquentation du Musée de paléontologie par an et origine des publics.

 

Intégrée à la collection de paléontologie, existe la collection de paléobotanique, qui réunit des spécimens issus de nombreux pays, fait toujours l’objet de recherches et renferme de nombreux spécimens « types » d’espèces nouvelles créées par les chercheurs. Les 15 000 échantillons de la collection de paléobotanique proviennent de la « collection Boureau » et de donations de nombreux géologues français et étrangers. Elle est bien sûr enrichie continuellement par le travail des chercheurs qui collectent depuis plus de 30 ans de nouveaux échantillons pour leur travail. Les traces de vie végétale revêtent plusieurs formes : empreintes, compressions (organes végétaux comprimés en une fine couche dans les sédiments) ou des « perminéralisations » (structures imprégnées par des minéraux, comme les bois silicifiés, permettant d’en restituer l’anatomie)… Parmi les échantillons, se distinguent par exemple des lianes fossilisées ayant permis la découverte de structures anatomiques totalement originales chez les lianes. Pour étudier les flores fossiles, les chercheurs observent feuilles, bois, écorces, fruits… mais aussi ce qui est invisible à l’œil nu : spores et grains pollen et même molécules fossiles d’origine végétale. Ces témoignages du passé peuvent remonter jusqu’à plus de trois milliards d’années.

Les spécimens « types » et « figurés » de cette collection se retrouvent, en partie, sur une base de données « Palbot » facilement accessible en ligne (site : http://albinoni.snv.jussieu.fr), ce qui permet l’échange de données au niveau international. Cet outil de communication et de recherche évolue en permanence grâce à une  collaboration étroite entre les laboratoires « Paléobotanique-Paléoécologie » et « Informatique et systématique » de l’UPMC. Cette collection réservée à la recherche mais renfermant aussi des échantillons à vocation « muséale », ne dispose pas, pour l’instant, de lieu d’accueil du public, mais peut être accessible sur rendez-vous ou lors des visites organisées par la Direction de la Culture.

 

Un rapport plus complet sur l’état de cette collection, écrit par I. Rouget, est joint de à ce rapport (annexe 1), ainsi qu’un article paru dans le Journal de l’Association Paléontologique Française (annexe 2).

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